EDITO
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Tandis que je cheminais le long d'épreuves impossibles, mon attention ne fût plus attirée par les râleurs.
Des hyperliens criards les avaient pris pour cible, les ayant cloués crus à l'avant des moteurs.
J'étais insouciant de tous les équipages ... .
L'écriture, la créativité, sans les contraintes de l'édition.
Le plaisir d'être lu sans devoir subir la loi de la mode et de l'argent.
Ce site est consacré à ce que je veux partager.
Venez me rejoindre.
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Bretagne, terre de ceux qui ne furent pas mes ancêtres et où pourtant je puise mes racines, tu as marqué mon coeur et tu nourris encore ma créativité.
Je t'ai prise pour toile de fond de mes peintures virtuelles.
J'envoie à travers le temps, mes plus affectueuses pensées à Monsieur François TERS, qui m'a fait aimer la terre de ses aïeux.
Avertissement ! ! !

Halte-là!
Toi qui franchi le seuil de ce livre virtuel. Prends garde à toute
envie d'en ravir ne serait-ce qu'une partie pour la dévoyer en dictée.
Si
tu veux les larmes des enfants, le rictus crispé des adolescents
répondant au sourire de sadiques posés derrière leurs bésicles va
chercher ton poison chez Mérimée ou tout autre semeur de discordance.
Par
tous les ouvrages de Grevisse, Bescherelle et Bled empilés à ton
intention en un grand bûcher, si tes intentions dissimulent la dictée
fuis ces lieux de plaisir avant que je t'agonisse, te voue aux pires
supplices générés par ma haine longuement nourrie.
Je vous ai trop subis, adorateurs de l'usage et de la grammaire stupide.
Je ne peux souffrir ma prose dénaturée, mes vers piétinés, réduits en une vile matière première.
Je
veux la beauté du texte point les triples boucles repiquées d'un
jardinier sans génie qui retranche ses plus belles fleurs à l'arbre de
vie.
La colère me gagne quand je songe à l'horreur sans nom de mots débités en pièces.
Mon
sang se glace quand je les retrouve en autant de bocaux sortis des
vapeurs bouillantes d'un cerveau malade et rangés en de splendides
volumes au contenu stérilisé.
Quelle abomination quand la vie quitte un texte pour ne laisser qu'un tas de lettres mortes.
Si
par horreur ce que j'ai écrit venait par tes soins à être exterminé,
passé dans la chambre à gaz du cahier de dictées, le crématoire du
cahier d'exercices, le peloton d'exécution de l'évaluation, le linceul
tâché de rouge de la correction, sois alors maudit.
J'invoque
les âmes des poèmes bafoués et des écritures violées pour que tu sois
précipités dans un enfer où tu seras condamné à réciter de mémoire,
avec intonation et sans signes de ponctuation les bottins
téléphoniques, codes civils, prononcés de sentences, courriers
commerciaux, contrats de toute la francophonie depuis la naissance de
Jules Ferry jusqu'à nos jours.
Ainsi
pour avoir dégoûté des générations entières des plaisirs de la
littérature, tu seras condamné à donner du sens à ce qui n'en a pas, à
rendre l'émotion à ce qui n'en a plus.
Que ta plainte retentisse à travers l'espace et le temps et aille semer l'effroi chez tous les assassins de ton espèce.
Bon voyage et à vous lire sur le Bateau Livre
Le Sillage
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